Suite pour cendrillon est née d’un instant presque accidentel : une suite d’accords, familière et lumineuse, qui évoquait immédiatement l’ouverture des films Disney. De cette réminiscence est apparue une évidence : Cendrillon, figure fondatrice de l’imaginaire Disney, symbole intact des dessins animés de l’enfance, méritait une suite symphonique à part entière.
Construite en trois mouvements, Cinderella Suite retrace les grandes étapes du conte, non comme une simple illustration musicale, mais comme une fresque orchestrale pleinement assumée. L’ouverture rend hommage au générique mythique, point de départ de tant de récits merveilleux, avant de laisser place à une écriture symphonique ample, où chaque famille d’instruments trouve son rôle narratif.
Les cordes y portent l’élan lyrique et la douceur du personnage, les vents apportent légèreté, malice et espoir, tandis que les cuivres déploient une puissance éclatante, donnant au conte toute sa dimension majestueuse. Le bal devient un moment central, brillant et féérique, où l’orchestre s’illumine, soutenu par les cloches, rappelant l’instant suspendu où le temps menace de s’arrêter.
Cinderella Suite est à la fois un hommage et une réinterprétation : une célébration de l’orchestre symphonique dans toute sa richesse, et une plongée dans un imaginaire collectif profondément ancré. Plus qu’un conte musical, cette suite est une passerelle entre l’enfance et l’écoute adulte, entre le souvenir et la puissance émotionnelle de la musique orchestrale.