Fantasia est une invitation à franchir les portes de l’imaginaire, là où l’orchestre symphonique et les chœurs donnent forme à des mondes suspendus entre le conte, l’épopée et le rêve. Chaque pièce agit comme un tableau, explorant une émotion, un lieu ou un instant, sans jamais s’enfermer dans un récit unique.
Les atmosphères y sont multiples et contrastées. Certaines pages sont enjouées et féeriques, portées par des mélodies lumineuses et un souffle d’aventure, tandis que d’autres se font plus sombres ou inquiétantes, laissant place au mystère, à l’attente et à la tension. La puissance de l’orchestre et la présence des chœurs viennent renforcer cette sensation d’ampleur, donnant à chaque morceau une dimension presque cinématographique.
De Across the Sea à At the Gate of Heaven, l’album évoque le passage, le seuil et le voyage. Call to Adventure marque l’élan initial, tandis que des lieux et des images prennent forme à travers Haunting Forest, Merrowdeen Castle ou Kingdom in the Sky. Les thèmes plus introspectifs, comme Weeping Sky ou Once, apportent une respiration, avant que des symboles forts — The Sword, The Arrow, Prince D’Astan — ne ramènent la musique vers l’épopée et l’héroïsme.
Fantasia ne cherche pas à raconter une histoire linéaire, mais à ouvrir un espace. Un monde où l’auditeur est libre d’imaginer ses propres paysages, ses propres quêtes et ses propres légendes. Un album symphonique et choral où l’émotion prime, et où chaque morceau devient une porte vers un ailleurs.