kLasSik II met cette fois les cuivres au premier plan. Trompettes, cors, trombones et tubas portent l’essentiel du discours, assumant pleinement leur puissance, leur éclat et leur capacité à transformer la musique en proclamation. Ici, l’orchestre ne murmure pas : il affirme, il annonce, il avance.
Les pièces qui composent l’album explorent différentes facettes de l’écriture pour cuivres. La Fanfare and the Journey Begins ouvre naturellement la voie, suivie d’un Hero’s Journey résolument épique. Drama et À la Williams revendiquent une écriture ample et cinématographique, tandis que Dance of Curse et Precipice installent une tension plus sombre, parfois menaçante.
Des titres comme SYM n°7 – Petit Zguen ou The Warrior apportent une dimension plus narrative et héroïque, avant que When the Storm Comes ne conclue l’ensemble dans une atmosphère puissante et déterminée. Tout au long de l’album, les cuivres imposent leur présence, soutenus par l’orchestre, dans une écriture directe, généreuse et sans retenue.
kLasSik II est un hommage assumé aux cuivres et à leur énergie brute. Un album classique, frontal, parfois excessif — et c’est précisément ce qui fait son caractère.